Sujets de leçon
Les étudiants qui s’entraineront le mardi 21 mai composeront sur
Femmes et féminités dans les sociétés coloniales (1850-1950 ; Afrique, Antilles, Asie)
Bon courage.
Les étudiants qui s’entraineront le mardi 21 mai composeront sur
Femmes et féminités dans les sociétés coloniales (1850-1950 ; Afrique, Antilles, Asie)
Bon courage.
Nous étions invités le 28 mars à Mons pour ouvrir le cycle de conférences organisé pour les 175 ans de l’école Polytechnique. Pierre Manneback, qui enseigne l’informatique dans cette vénérable maison fondée par deux français en 1837, nous avait préparé une réception digne de deux ministres. L’hospitalité des collègues belges, la visite du Mundaneum et de l’exposition consacrée à la faculté nous donnent sacrément envie de revenir quand l’occasion se présentera à nouveau. Pour le bicentenaire ?
Aujourd’hui, j’étais invité dans l’émission d’Emmanuelle Bastide 7 milliards de voisins sur RFI en compagnie de Laurence Allard et de Joëlle Menrath pour débattre de cette (épineuse) question : Les nouvelles technologies sont-elles là pour nous simplifier la vie ?
A réécouter ici
Année universitaire 2012/2013
Le séminaire inscrit les technologies de l’information et de la communication dans la longue durée, celle des médias, de la communication, d’une innovation articulant des échelles différentes, du laboratoire aux grandes instances de normalisation, et des acteurs eux aussi très divers (innovateurs, entrepreneurs, grand public, groupes impliqués y compris au sein des gouvernements…). Il permet d’analyser les continuités et ruptures à l’œuvre dans un secteur où se confrontent des cultures professionnelles, des logiques et des rationalités divergentes, concurrentes ou complémentaires et où toute nouvelle technologie semble faire oublier les précédentes au profit d’un présentisme qu’incarne la célébration souvent acritique de l’Internet. Revenir, comme nous avons pu le faire au cours des années précédentes, sur l’histoire du transistor, du Minitel, du GPS, du téléphone ou du télégraphe électrique, analyser la “révolution informatique”, la convergence numérique et la genèse des réseaux, donne au contraire à voir la profondeur des ancrages et la vigueur des dynamiques des imaginaires et des techniques dans les sociétés modernes. Ce séminaire a une forte vocation pédagogique, pour les étudiants en sciences humaines et sociales : celle de leur faire découvrir par la présentation de sources, de méthodologies diverses, de regards sur le patrimoine industriel et numérique, la “fabrique de l’histoire” et des recherches en cours.
Les comptes-rendus des séances de l’année universitaire 2011/2012 sont disponibles à l’adresse
http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?rubrique367
Les séances ont lieu alternativement
A l’EHESS, 190, avenue de France, 75 013 Paris (salle du conseil B, R -1)
A l’ISCC, 20 rue Berbier-du Mets, 75 013 Paris (salle affichée dans le hall d’entrée)
A la maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75 006 Paris (salle 323)
27 novembre 2012 (EHESS, 17.00-19.00)
Introduction : méthodologie, état de l’art, problématiques.
26 février 2013 (ISCC, 17.00-19.00)
Marc Martin, Maître de conférence honoraire de l’Université de Nanterre
« Pour une histoire de la publicité en France ».
26 mars 2013 (EHESS, 17.00-19.00)
Alexandra Bidet, Chargée de recherche CNRS/ CMH (Centre Maurice Halbwachs)
« Une culture du trafic? Ce que numériser veut dire » (le cas de la téléphonie dans les années 1980-2000).
23 avril 2013 (Serpente, 18.00-20.00)
Gabriele Balbi (Northumbria University)
« Between telegraph and radio. When Marconi Company discovered the « broadcasting option » of his Wireless ».
28 mai 2013 (Serpente, 18.00-20.00)
Pierre Hénon, Professeur EnsadLab, École nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris.
Cécile Welker, doctorante, EnsadLab/ Ircav, Université Sorbonne Nouvelle Paris.
« Émergence de l’image de synthèse 3D »
Coordonnateurs
Ce séminaire est le résultat de la rencontre de chercheurs appartenant à plusieurs institutions, notamment l’IRICE et le Centre de Recherche en Histoire de l’innovation de Paris Sorbonne, l’EHESS et l’ISCC (Institut des sciences de la communication du CNRS).
Il est coordonné par :
Yves Bouvier, maître de conférences à l’Université de Savoie
Léonard Laborie, chargé de recherche au CNRS
Stéphanie Le Gallic, ATER à l’Université Paris-Sorbonne
Valérie Schafer, chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication du CNRS
Benjamin Thierry, PRAG à l’IUFM Paris-Sorbonne
Larissa Zakharova, maîtresse de conférences à l’EHESS
Publication de l’ouvrage collectif sous la direction de Françoise Blum « Des radios de lutte à Internet. Militantismes médiatiques et numériques » dans lequel nous signons avec Valérie un chapitre intitulé « Des chercheurs en informatique dans les années 1970, entre neutralité et militantisme, utopies et pragmatisme ».
Commander ici
Tables et présentation ici
Avec Noémie Couillard et Valérie Schafer, nous publions dans la lettre de l’OCIM n°142 un article intitulé « Les musées, acteurs sur le Web ».
Voir ici
Le résumé :
Comment l’institution muséale dans son ensemble et dans sa diversité a-t-elle négocié le virage numérique des années 1990-2000 et comment s’adapte-t-elle aujourd’hui aux nouveaux usages (réseaux sociaux, Web 2.0…) de ces outils numériques ? Les réponses apportées par les auteurs à ces interrogations montrent la diversité des situations et ne permettent pas de dégager un modèle bien défini par des musées qui, dans ce domaine, semblent encore assez marqués par l’expérimentation et le pragmatisme.
| Colloque
36 15 ne répond plus
La fin du Minitel Vendredi 29 juin 2012, 9h30 à 17h30
Institut des sciences de la communication du CNRS
20 rue Berbier-du-Mets, 75013 Paris Entrée libre sur inscription à 3615@iscc.cnrs.fr
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Le 30 juin 2012, en même temps que le réseau Transpac, s’arrêtera le trafic Minitel. Si ses usages ont été éclipsés par ceux de l’Internet dans la seconde moitié des années 1990, le Minitel a joué un rôle essentiel dans la diffusion sociale des technologies de l’information et de la communication en France. Sa conception technique (notamment le système Télétel), son approche économique (modèle du kiosque), son design et son graphisme, son interface homme/machine, ses messageries, ont construit une approche de « l’industrie de l’information et de la communication », qu’on interrogera de manière interdisciplinaire.
Ce colloque reviendra sur les évolutions, continuités, ruptures entraînées par la pénétration rapide et massive dans le grand public de ce système interactif. Il s’agira de penser son appropriation, ses enjeux et les usages de cette technologie par ses différents acteurs : acteurs des télécommunications, monde professionnel, éditeurs de services, grand public… Si la genèse du Minitel et les premiers usages sont bien connus, il est nécessaire de replacer cette technologie de linformation et de la communication dans le temps long de l’histoire des médias et de l’innovation, des sciences de l’information et de la communication, de l’histoire des entreprises, etc.
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Programme
9h > 9h30
Accueil 9h30 > 9h45 9h45 > 10h10 10h15 > 12h45 Indisciplinés et disciplinés dans les débuts de la télématique Le facteur humain dans la télématique, une forme d’ « humanisme technologique » 11h00 > 11h15 11h15 > 11h30 11h30 > 12h30 Les controverses autour de la télématique en France et en Europe Opportunités manquées Minitel, iMode et iPhone – trois écosystèmes en trois décennies 12h30 > 12h45 12h45 > 14h30 14h30 > 14h50 14h50 > 17h00 Les usages sociaux du Minitel Aventure d’une bibliothèque et son catalogue sur Minitel. Le cas de la Villette 15h40 > 15h55 15h55 > 16h40 « Minitel », un innovateur tranquille Du Minitel à Internet : ruptures et continuités 16h40 > 17h00 17h00 > 17h20 |
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Conception scientifique
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Communication et Presse
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A l’occasion de la disparition du Minitel, nous publions avec Valérie Le Minitel. L’enfance numérique de la France chez Nuvis.
L’ouvrage est disponible ici et dans toutes les bonnes librairies à partir du 4 juin.
Vous pouvez le commander en version ebook sur le site de l’éditeur.
Le Minitel, l’enfance numérique de la France
Par Valérie SCHAFER et Benjamin G. THIERRY
Dans les années 1980, au moment de son apparition, le Minitel est voué à constituer un des principaux vecteurs de « l’information de la société ». Changement de perspectives dans les années 1980 : le Minitel est désormais responsable du retard français dans le développement d’Internet et symbolise la ringardise de la « France du monopole des télécommunications ». Née sous les auspices de la modernité triomphante, comment expliquer que la télématique finisse par symboliser les archaïsmes d’une société française à la traîne de la technologie ?
Le 30 juin 2012, le Minitel et le réseau Transpac qui le supportait disparaissent. Après trente ans d’une relatio n pa ssionnée avec les Français, il s’agit maintenant de construire une histoire qui dépasse la consécration, les anathèmes et la simple mise en valeur des ruptures entre télématique et Internet. C’est la place globale de la « little french box » dans l’histoire de la communication qu’il faut apprécier.
Ce livre a donc pour vocation d’inscrire ces réflexions dans la longue durée. En amont d’une part, en pensant la convergence dans les années 1960 entre informatique et télécommunications, le rattrapage téléphonique français, la politique et les stratégies de la puissante Administration des Télécommunications. En aval ensuite, en montrant que les questions de gouvernance, les controverses sociotechniques, la fin supposée de la « civilisation du papier », la traçabilité ou encore l’anonymat ne naissent pas avec Internet.
Ce livre éclaire les problématiques qui ont traversé trente années d’existence du Minitel. Dispositif sociotechnique, expérimentations, modèles économiques, controverses et enjeux, acculturation des Français aux usages télématiques, passage du Minitel à Internet : cette histoire invite à réévaluer le rôle de cette petite boîte beige, qui constitue une exception française dans le paysage mondial des technologies de l’information et de la communication.
Sortie du numéro 62 de la revue Hermès. Numéro spécial jeux vidéo (Quand jouer, c’est communiquer), vous pourrez notamment y lire un encadré intitulé « Le temps des empires. Une partie à jouer pour les historiens », qui tente de mettre en lumière les problématiques principales de l’histoire des jeux vidéo.
Bonne lecture !
Présentation
Les jeux vidéo passent pour un sujet complexe, ésotérique et controversé. Complexe, parce que l’expression recouvre aujourd’hui une gamme proliférante de produits sophistiqués. Ésotérique puisque, sacrifiant à l’idéologie techniciste, le jargon y règne en maître. Et controversé, car le jeu vidéo serait infantilisant, capitaliste ou belliciste pour les uns, intelligent, créatif, voire sportif pour les autres. Sans nier cette polysémie ni négliger les recherches abondantes et toujours passionnées qu’elle a suscitées, la revue Hermès se propose d’aborder la question avec une idée simple : le jeu vidéo, au fond, serait un outil de communication.
Qu’il constitue une entreprise d’abrutissement social ou un processus d’apprentissage innovant, qu’il suscite l’alacrité d’esprit ou favorise la dépendance, qu’il atteste l’émergence d’un art nouveau ou réponde à une stratégie marketing bien comprise, le processus demeure le même. Le jeu vidéo incite son utilisateur à communiquer en mettant à sa disposition un média de plus en plus connecté, une technologie désormais en ligne et une grammaire essentiellement ludique. Que cette communication soit biaisée n’y change rien.
Voilà pourquoi la revue Hermès devait aborder les jeux vidéo. Notre monde est fasciné par la technique. Par leur inventivité, le jeu vidéo comme l’Internet – l’un et l’autre ayant partie liée – maintiennent cette fascination à ébullition. Comme ils constituent désormais l’industrie culturelle la plus florissante, avant même le cinéma, on se prend à croire que les jeux vidéo transforment la réalité à leur image. Notre monde, lit-on souvent, deviendrait ludique. N’est-ce pas prendre la partie pour le tout ? Et si, finalement, les jeux vidéo n’étaient qu’une nouvelle réponse technique à la question fondamentale : comment aborder l’Autre ?