L’Ogre et la toile : ce que l’archive du Web fait aux historiens

Pour retrouver dans la dernière livraison de Socio notre article sur les archives du Web et leur utilisation par les historiens, cliquez ici.

« En dialogue avec les principaux fondements de l’épistémologie historique, cet article examine les enjeux, les attentes et les pratiques que suscite l’irruption des archives du web dans le champ de l’histoire du temps présent. Entre nouveauté des matériaux, héritage disciplinaire et continuité des méthodes, il s’agit de comprendre les redéfinitions à venir du rôle de l’historien. »

Comment le numérique invente ses utilisateurs (13 min CNRS)

Retrouvez ici mon intervention lors du 13 minutes du CNRS du 13 février 2014 :

Comment le numérique invente ses utilisateurs – Benjamin Thierry from Treize minutes on Vimeo.

Des premières interfaces apparues durant les années 1960 aux tablettes actuelles, en passant par les écrans du vénérable Minitel, le numérique n’a cessé de rendre la frontière entre l’utilisateur et la machine plus aisée à traverser. La diva de plusieurs tonnes emprisonnée dans sa salle climatisée s’est peu à peu transformée en outil du quotidien. Pour réussir ce tour de force, le numérique n’a cessé d’inventer de nouveaux usages, de susciter des manières de faire inédites pour inventer son public. Vous pensez utiliser votre machine ? Et si c’était l’inverse ?

Soutenance de thèse

Le 10 décembre 2013 à l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISSC), s’est déroulée ma soutenance de thèse de doctorat. Intitulée

DONNER A VOIR, PERMETTRE D’AGIR.L’INVENTION DE L’INTERACTIVITE GRAPHIQUE ET DU CONCEPT D’UTILISATEUR EN INFORMATIQUE ET EN TELECOMMUNICATIONS EN FRANCE (1961-1990)

elle a été réalisée sous la direction du Pr. Pascal Griset.

Le jury était composé de

M. Alain BELTRAN, Directeur de recherche au CNRS

M. Christophe LECUYER, Professeur àl’UniversitéPierre et Marie Curie

Mme Cécile MEADEL, Professeur àl’École des mines ParisTech

M. Pierre MUSSO, Professeur à l’Université de Rennes II et à Télécom ParisTech

Mme Adeline WRONA, Professeur au Celsa (Université Paris-Sorbonne)

Après soutenance, le jury m’a décerné la mention très honorable avec les félicitations à l’unanimité.

Le mémoire (trois tomes) est disponible ici :

Thèse-Benjamin-Thierry-Tome-1

Thèse-Benjamin-Thierry-Tome-3

Thèse-Benjamin-Thierry-Tome-2

Conférence à Mons (Belgique) : histoire d’Internet

 

L’université de Mons nous fait l’honneur de nous convier, Valérie et moi, pour ouvrir le cycle de conférences célébrant ses 150 ans d’existence.

Rendez-vous le 28 mars salle académique, à 19 heures, Boulevard Dolez, 31—7000 Mons.

[Mise à jour]

Un grand merci aux organisateurs qui ont fait de cette rencontre un succès et pour nous, un moment très agréable.

Les émotions, chaînons manquants du numérique

L’amie Laurence Bee m’a fait l’amitié de me demander mon avis sur la place des émotions dans l’histoire (récente) du numérique. Voici les premières lignes que vous pourrez retrouver sous la forme d’une postface/interview dans son e-book disponible en ligne (iTunes, Amazon, Fnac).

Rarement période aura suscité autant d’articles autour des écrans et des enfants, de peurs, d’angoisse, mais d’espoirs aussi. A l’occasion de la sortie du livre Petit répertoire des émotions numériques par l’auteur de ce blog, qui s’attache à décortiquer nos usages face aux écrans, Parents 3.0 publie un extrait d’une interview de Benjamin Thierry, historien des techniques et des médias, qui revient sur ce “chaînon manquant” que sont les émotions dans le monde numérique. Fin connaisseur de l’univers informatique, il porte un regard pertinent sur nos rapports et nos interactions avec les écrans. La suite de l’interview est à lire dans Le Petit répertoire des émotions numériques.

Comment expliquer que lorsque l’on fait référence à une « nouvelle » technologie (même si les technologies dont nous parlons ne sont plus si nouvelles) ou à un nouveau média, les émotions suscitées sont de prime abord des émotions plutôt négatives, en particulier la peur et l’angoisse ?

Je ne dirais pas que les premières émotions sont la peur et l’angoisse. Il y a toujours eu et il y a aujourd’hui encore beaucoup d’enthousiasme autour de ce que l’on nomme les nouvelles technologies. Dans le même temps, il y a aussi des peurs collectives et individuelles. Mais dans l’ensemble, je pense que le positif l’emporte quand même largement sur le négatif dans la société actuelle. Pensons qu’en quelques années seulement, le jeu vidéo est devenu le produit « culturel » le plus consommé par les français, que les nouvelles technologies se sont taillé une place de choix dans les rubriques des quotidiens aux côtés de la politique étrangère ou de l’économie, et qu’une grande radio nationale propose toute les semaines une émission qui leur est entièrement consacrée (Place de la Toile sur France Culture, ndlr). Les nouvelles technologies sont devenues mainstream.

L’important est à mes yeux de ne pas verser dans une caricature ou une autre. Être technoréaliste aujourd’hui comme hier consiste à ne pas céder aux sirènes de l’enthousiasme béat, ni à celles de la condamnation tous azimuts à propos de ces nouveaux outils.
Enfin, il est indubitable que la nouveauté constante qu’entraînent les cycles de plus en plus courts de la modernité technique peut être angoissante pour certains publics. Les parents ont parfois peur d’être dépassés par les enfants qui maîtrisent mieux leur ordinateur ou les réseaux sociaux qu’eux. Les plus fragiles économiquement subissent aussi les effets d’une véritable fracture numérique. Fracture numérique qui est fondée sur les dissymétries d’équipement, même si elles ont tendance à se réduire, mais surtout sur les différences de compréhension et d’utilisation de ces nouveaux outils. »

Les technologies sont-elles là pour nous faciliter la vie ?

Emmanuelle Bastide me fait le plaisir de me recevoir dans son émission 7 milliards de voisins sur RFI pour tenter de répondre à cette épineuse question : « la technologie est-elle là pour nous faciliter la vie ? »

Vous pouvez réécouter l’émission ici :

Retour sur la fin du Minitel

Comme vous le savez, 2012 est marquée par la fin du Minitel. Notre livre a Valérie et moi a connu son petit succès et la presse a largement relayé l’évènement.

Voici un rapide digest des articles sur le sujet :

2012 AurqPArCQAAdflj

36 15 Ulla, c’est fini : adieu Minitel rose

Journalism online, 30 juin 2012

2012 36 15 Ulla, c’est fini : adieu Minitel

3615 C’EST FINI : le Minitel est débranché

Sciences & Avenir, 30 juin 2012

2012 3615 C’EST FINI : le Minitel est débranché

Ein Avantgardist kommt ins Museum

Neue Zürcher Zeitung, 27 juin 2012

2012 Ein Avantgardist kommt ins Museum – Neue Zürcher Zeitung

Interview de Benjamin Thierry

Vosges Matin, 26 juin 2012

2012 France-Monde Vosges Matin

Le Minitel tourne la page

Le Temps, pp. 33-34

2012 Minitel_ouverture_page_33

2012 Minitel_tourne_page34

Frankreich begräbt sein Textnetz

Spiegel Online

2012 Minitel Spiegel

Le Minitel : un ringard avant-gardiste

Libération

2012 Minitel ringard avant-gardiste

Le minitel était un tour de force scientifique, commercial et technique

Le Progrès

2012 Minitel Le Progrès

Frankreichs Internet-Vorgänger: Minitel sagt Adieu

Worst.lu

2012 Wort.lu – Frankreichs Internet-Vorgänger: Minitel sagt Adieu

Minitel : 3615, c’est fini

Sud-Ouest

2012 Sud ouest

Annonce de la publication dans Sciences Humaines

2012 Sciences humaines

Minitel : 3615, c’est fini

Ouest-France

2012 Ouest-France Minitel

 

L’idéologie des chercheurs en informatique

2012 RésistancesSortie de notre chapitre sur l’idéologie des chercheurs en informatique durant les années 1970-1990 dans l’ouvrage collectif dirigé par Françoise Blum.

 

Les chercheurs en informatique dans les années 1970, entre neutralité et militantisme, utopies et pragmatisme, in Blum F., Des radios de lutte à Internet. Militantismes médiatiques et numériques, Presses Universitaires de la Sorbonne, 2012.